Le storytelling sans vente, c’est une arme sans cartouche.

Quelqu’un m’a dit que mettre un lien après une histoire c’est de la manipulation. J’ai failli cracher mon atassi. Voici pourquoi cette croyance tue vos ventes en silence.

La semaine dernière, quelqu’un m’a dit un truc qui m’a fait cracher mon atassi chaud par terre.

Je cite mot pour mot : « Donatien, quand tu fais du storytelling, tu ne dois pas vendre. Tu racontes seulement une histoire et tu t’arrêtes là. Si tu mets un lien à la fin, ce n’est plus du storytelling. C’est de la manipulation professionnelle. »

Hummmm. Ah bon ? Depuis quand ?


Je vais vous dire exactement ce que j’ai pensé en entendant ça, parce que cette croyance, je la croise régulièrement dans les commentaires, dans les DMs, dans les conversations avec des fondateurs de marques et même avec des rédacteurs qui débutent. Et à chaque fois, elle me confirme une chose : beaucoup de gens confondent le storytelling avec de la poésie gratuite. Et cette confusion leur coûte des ventes chaque jour sans qu’ils le réalisent.

Mais avant d’aller plus loin, laissez-moi vous raconter quelque chose.


Imaginez que je passe une heure à draguer Rose.
Une heure entière à lui dire qu’elle est la femme de ma vie. À lui promettre des rires, du bonheur, des vacances au bord de la mer. À créer une connexion réelle, à la faire sourire, à l’embarquer dans quelque chose qui ressemble à un début d’histoire.

Et quand elle dit enfin : « D’accord, je te redonne une chance, allons-y »…
Je réponds : « Non non, je voulais juste te raconter une histoire. Bonne soirée. »

C’est ridicule, non ?

C’est exactement aussi ridicule que de raconter une histoire qui touche les gens, de les embarquer dans quelque chose de vrai, de créer une émotion réelle… et de fermer le rideau comme si c’était une pièce de théâtre gratuite sans destination.

Alors non. Le storytelling n’est pas une pièce de musée qu’on contemple sans toucher.

Le storytelling, c’est une arme et une arme sans cartouche ne sert à rien.
Le lien à la fin n’est pas de la manipulation mais juste la destination logique du voyage.

Voici ce que les gens qui ont cette croyance n’ont pas compris.


Quand vous racontez une histoire dans un email, dans un post, dans un article, vous ne racontez pas pour vos beaux yeux.
Vous ne racontez pas pour que les gens applaudissent et passent à autre chose. Vous racontez pour embarquer vos lecteurs dans un voyage qui a une direction précise.

Et le lien, l’appel à l’action, la vente, c’est simplement la destination de ce voyage.

Supprimer le CTA d’une histoire bien racontée, c’est comme construire une route pendant des kilomètres et s’arrêter juste avant la ville.
*Vous avez fait tout le travail.
*Vous avez créé l’anticipation.
*Vous avez mis les gens en mouvement.

Et au moment où ils s’apprêtent à arriver quelque part, vous leur dites qu’il n’y a rien au bout.
Ce n’est pas du respect pour votre audience mais plutôt une frustration que vous leur infligez sans le savoir.

Et si vous voulez comprendre concrètement comment chaque partie d’un email de vente doit être construite pour que ce voyage ait une vraie direction du début à la fin, lisez ceci : Combien de parties doit avoir un bon email de vente


La vraie question que personne ne pose : vous racontez pour qui ?


À quoi bon raconter vos galères, vos erreurs, les situations difficiles que vous avez traversées et auxquelles vous avez finalement trouvé une solution… si à la fin vous ne proposez pas cette solution à ceux qui se reconnaissent dedans ?
#Vous racontez pour qui ?
#Pour votre plaisir personnel ?
#Par ego ?
#Pour que les gens vous disent que vous écrivez bien ?
#Parce que vous avez faim de validation ?

Non.

Vous racontez parce que quelque part dans votre audience, il y a des gens qui vivent exactement ce que vous avez vécu. Qui ont exactement le problème auquel vous avez trouvé une solution et qui ont besoin que quelqu’un leur montre le chemin.

Votre histoire, c’est le pont entre leur situation actuelle et la solution que vous proposez. Et un pont qui ne mène nulle part, ça s’appelle un tas de béton inutile.

Un voyage sans destination, ça s’appelle tourner en rond.

Et vos abonnés méritent mieux que de tourner en rond avec vous.

Pour les copywriters qui lisent ceci, cette incompréhension du storytelling est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles beaucoup de rédacteurs peinent à montrer de vrais résultats à leurs clients. Ils écrivent de belles histoires, ils créent de l’émotion mais ils n’osent pas fermer la boucle avec une vente franche parce qu’on leur a dit que c’était mal. J’ai parlé de cette réalité ici : Pourquoi tes textes ne vendent pas même quand ton produit est excellent


Le meilleur storytelling, c’est celui qui vous fait oublier que vous êtes en train de lire une vente.

Voilà ce que le storytelling fait quand il est bien utilisé.


Vous lisez, vous rigolez, vous vous reconnaissez dans l’histoire, vous suivez le fil sans effort parce que ça ressemble à une vraie conversation avec une vraie personne. Et quand le lien arrive à la fin, vous cliquez sans même réfléchir.
Pas parce qu’on vous a forcé.

C’est pas qu’on vous a manipulé mais justement, parce que ça coule de source. Parce que la solution proposée est la suite naturelle et logique du problème que l’histoire vient de nommer avec précision.

C’est ça le storytelling qui vend. Pas une histoire qui impressionne et disparaît. Une histoire qui crée une tension, nomme un problème réel, et propose une sortie claire.

Et la différence entre un email qui raconte et un email qui vend grâce au storytelling, c’est précisément cette capacité à amener le lecteur jusqu’au clic sans qu’il ait l’impression d’avoir été poussé. J’ai développé cette mécanique en détail ici : Comment écrire un email qui vend sans avoir l’air de vendre

Ce que vous devez retenir la prochaine fois qu’on vous dit ça.
La prochaine fois que quelqu’un vous dit que le storytelling et la vente ne vont pas ensemble, souriez poliment mais laissez ces gens dans leur musée.
Parce que pendant qu’ils contemplent leurs belles histoires sans destination, vous allez continuer à raconter des histoires qui embarquent, qui touchent, qui connectent, et qui vendent, avec style.

Parce qu’ici, c’est ce qu’on fait.
On raconte pour vendre et on vend avec style.


Deux trucs encore.
Si vous gérez une marque e-commerce et que vous voulez des emails qui racontent et qui vendent en même temps, c’est par ici.

Et si vous êtes rédacteur et que vous voulez maîtriser le storytelling qui convertit vraiment pour vos clients, Les Sorts du Copywriter vous attend.


Donatien Sèmlinko | Le jeune sorcier des mots

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