La vraie stratégie que personne ne vous dit
Il y a un profil de rédacteur que je croise très souvent, et qui m’a longtemps ressemblé plus que je ne voulais l’admettre.
C’est le rédacteur qui a de l’expérience, qui obtient de bons retours de ses clients, qui sait écrire, qui a essayé le cold outreach, les plateformes freelance, les référencements en tout genre, et qui malgré tout ça reste dans une instabilité permanente. Certains mois surbooké, d’autres quasi à sec, sans jamais trouver la façon de lisser tout ça et de construire quelque chose de stable.
Ce n’est pas un problème de compétences, ni un manque de travail ou d’efforts. C’est un problème de stratégie d’acquisition, et c’est le problème dont je veux parler aujourd’hui parce que personne dans cet univers ne le traite honnêtement.
Et si vous ne me connaissez pas encore, je suis Donatien Sèmlinko, rédacteur publicitaire et email marketer freelance.
Je suis en train de construire ma propre entreprise de commerce électronique, premièrement pour être mon propre client et tester tout ce que j’apprends sur mes propres projets, et deuxièmement pour aider d’autres à devenir meilleurs en rédaction.
Si cela vous intéresse, vous trouverez des choses incroyables et intéressantes ici.
Le problème que beaucoup de rédacteurs n’osent pas avouer.
La plupart des rédacteurs freelance construisent leur audience d’une façon qui attire les mauvaises personnes. Ils parlent de copywriting à des gens qui veulent apprendre le copywriting, ce qui est bien pour vendre une formation ou une newsletter, mais qui ne remplit pas le pipeline de clients qui veulent payer pour que vous fassiez le travail à leur place.
Vous êtes débutant dans un domaine, mais vous décidez d’apprendre aux autres, alors que vous-même n’avez pas encore de clients. Même si vous ne vous positionnez pas comme formateur, mais que vous parlez de copywriting, vos clients idéaux ne vont pas se reconnaître, par contre, des jeunes comme vous qui se perdent et veulent comprendre la rédaction, oui.
Ce décalage-là, je l’ai vécu et je le vois chez beaucoup de rédacteurs qui gravitent autour des mêmes cercles, les mêmes groupes Facebook, les mêmes fils LinkedIn, les mêmes newsletters de copywriting, à s’adresser les uns aux autres au lieu de s’adresser aux gens qui ont réellement besoin de leurs services.
Et le résultat, c’est une audience de pairs et de débutants qui admirent votre travail, mais pas une liste de prospects qualifiés qui sortent leur carte bleue.
Donc comment on règle ça ?
N’ayez pas peur des publicités.
C’est la première chose que je dirais à n’importe quel rédacteur qui galère à remplir son pipeline, et c’est aussi la chose que presque tous évitent parce qu’elle semble contre-intuitive, vous êtes censé être le spécialiste des mots qui convainquent, pas celui qui dépense de l’argent en publicité.
Sauf que vous êtes un marketeur avant d’être un rédacteur. Et un marketeur qui ne sait pas faire tourner des publicités, c’est un peu comme un mécanicien qui ne sait pas conduire.
Bob Bly, l’un des plus grands copywriters B2B de l’histoire, commençait chaque nouvelle phase de développement de sa carrière avec du mailing direct. Il envoyait 500 lettres à des prospects potentiels, 5 répondaient, il en signait 1 ou 2. Et il recommençait.
Ce n’était pas glamour, ce n’était pas viral, mais ça fonctionnait parce que c’était une stratégie d’acquisition active et prévisible.
En 2026, l’équivalent de ces 500 lettres, c’est une campagne Meta Ads ou LinkedIn Ads vers un lead magnet ciblé sur votre client idéal. Et ce qui est encore plus intéressant, c’est qu’on peut construire un funnel dit auto-liquidant, où une offre complémentaire présentée juste après l’opt-in couvre tout ou partie des dépenses publicitaires, ce qui fait que votre acquisition de prospects vous coûte proche de zéro sur le long terme.
Mettez votre chapeau de marketeur et vendez. Pas juste avec vos mots dans des posts LinkedIn que vos confrères rédacteurs likent entre eux, mais avec une vraie stratégie payante qui va chercher vos clients là où ils sont, pas là où vous êtes confortable.
Construire son autorité en ligne, ne vendez pas juste vos propres produits.
La deuxième chose que je veux dire, et c’est peut-être la plus importante sur le long terme, c’est que l’autorité en ligne n’est pas un luxe réservé aux rédacteurs qui vendent des formations.
C’est la meilleure stratégie d’acquisition passive qui existe pour n’importe quel freelance, dans n’importe quel domaine.
Voilà comment ça fonctionne dans la réalité : quelqu’un tombe sur un de vos articles, ou sur une de vos vidéos, ou sur un de vos posts. Il trouve ça utile, il revient. Il lit d’autres choses que vous avez produites. Il comprend progressivement que vous savez de quoi vous parlez, que vous comprenez ses problèmes mieux que la plupart, et qu’il y a une vraie différence entre vous et les dix autres rédacteurs qui lui ont envoyé un cold email cette semaine.
Et un jour, il a un besoin. Et la première personne à qui il pense, c’est vous.
Pas parce que vous avez fait le meilleur pitch. En vrai, ce n’est pas parce que votre tarif est le plus compétitif; par contre, vous avez construit quelque chose dans sa tête au fil du temps, une réputation, une présence, une forme de confiance qui précède la relation commerciale et qui la rend infiniment plus facile.
Les gens embauchent des experts et non des inconnus qui prétendent l’être, des personnes qui ont prouvé qu’elles l’étaient, article après article, email après email, contenu après contenu.
C’est exactement pour ça que j’écris ces articles. C’est pour ça que j’envoie des emails à ma liste. Ce n’est pas uniquement pour vendre, c’est pour que quand une fondatrice de marque cosmétique ou un coach décide qu’il a besoin d’un rédacteur email, je sois déjà la personne à laquelle il pense depuis trois semaines.
Parce que premièrement, j’ai passé des années à écrire des choses sur Facebook.
Deuxièmement, j’ai passé des années à publier ma vie sur LinkedIn. Troisièmement, je partage ce que je connais dans mes articles de blog.
Et quatrièmement, j’ai encore une liste de diffusion par email.
Indirectement, j’écris sur mes réseaux, j’envoie des emails, donc j’applique mes compétences pour moi-même. Et c’est honnêtement la meilleure preuve pour ne pas bavarder avec des clients toxiques, parce que vous êtes votre propre client, vous savez ce qui se passe, comment telle et telle chose fonctionne en email marketing.
Un expert en email marketing sans liste de diffusion est généralement considéré comme un cordonnier mal chaussé.
Vous pouvez lire mon article sur comment vivre du copywriting en 2026 ici
Et si vous êtes rédacteur et que vous voulez construire ce type de positionnement, recevoir les techniques que je développe en dehors de ces articles et comprendre comment transformer votre expertise en quelque chose qui attire les bons clients, c’est dans Les Sorts du Copywriter que tout ça se passe.
Si vous gérez une marque e-commerce et que vous cherchez un rédacteur qui comprend votre univers et qui peut vous apporter des résultats mesurables, c’est par ici, je porterai mes lunettes de rédacteur pour vous apporter mon aide.