La vraie réponse après un test qui m’a fait rire
Je vais vous raconter quelque chose que j’ai fait récemment et qui m’a donné à la fois envie de rire et envie de lever les yeux au ciel.
En attendant, si vous ne me connaissez pas encore, je suis Donatien Sèmlinko, rédacteur publicitaire et email marketer freelance. Je suis en train de construire ma propre entreprise de commerce électronique, premièrement pour être mon propre client et tester tout ce que j’apprends sur mes propres projets, et deuxièmement pour aider d’autres à devenir meilleurs en rédaction.
Si cela vous intéresse, vous trouverez des choses incroyables et intéressantes ici.
Maintenant, je prends mon thé et on y va.

J’ai pris un de mes emails, un vrai email que j’avais écrit avec mon style, mon humour, mes petites digressions, mes tournures qui ressemblent à rien d’autre qu’à moi, et je l’ai collé dans ChatGPT avec ce prompt simple : « écris-moi un email exactement comme celui-ci. »
Vous savez ce que ça a donné ? Absolument rien.
Bon, je vais pas mentir, ça a donné un email LinkedIn corporate. Propre, bien structuré, avec des transitions fluides et des phrases complètes. Et absolument déprimant. Sans âme, sans humour, sans aucune des petites aspérités qui font qu’un email ressemble à quelque chose qu’un être humain a écrit un mardi soir avec une tasse de café à côté haha.
Ce que l’IA a produit, c’est ce que j’appelle le type d’email que tout le monde reconnaît immédiatement comme du contenu généré, et que personne ne lit jusqu’au bout parce que rien dedans ne ressemble à une vraie personne qui parle à une vraie personne.
Vous en verrez beaucoup sur les réseaux avec des transitions comme :
« Résultats ? »
« Moral ? »
« Ce n’est pas parce que… mais c’est parce que… »
Et pourtant, c’est exactement le genre de commentaire qu’on voit partout sur YouTube, sur LinkedIn, dans les groupes de copywriting : « l’IA peut répliquer instantanément n’importe quel copywriter, il suffit de lui dire d’écrire exactement comme ça. »

Hummmm…NON.
Voici ce que l’IA peut faire à votre place, et que vous devriez lui laisser faire.
Maintenant, je vais vous dire quelque chose que beaucoup de rédacteurs n’aiment pas entendre parce que ça touche à leur ego de créatif, il y a des choses dans votre travail que l’IA fait mieux que vous, plus vite que vous, et sans se plaindre, sans vider le café de la boîte ni demander une augmentation de salaire.
La facturation. Les templates de gestion de projet sur Asana ou Notion. Les rapports d’analytics que vous deviez compiler à la main. La recherche de mots-clés de base. Les premières ébauches de textes répétitifs que vous réécrivez de toute façon entièrement après.
Toutes ces tâches que vous repoussez parce qu’elles vous ennuient, parce qu’elles vous prennent du temps que vous pourriez passer à écrire, parce qu’elles n’ont rien à voir avec ce pourquoi vous avez choisi ce métier, l’IA peut les prendre en charge, et vous n’avez aucune raison de vous en sentir coupable.
La bonne question n’est donc pas « est-ce que l’IA va me remplacer ? » mais plutôt « qu’est-ce que je déteste faire dans mon travail et que je peux lui déléguer pour me concentrer sur ce que j’aime vraiment ? »
N’identifiez pas les choses que vous aimez ni les choses qui vous définissent, par contre, les choses que vous détestez.
Alors l’IA va remplacer les copywriters ? Non.
Voici les choses que l’IA ne pourra jamais faire, ou du moins ne parvient pas encore à faire.
Votre personnalité, elle ne peut pas la copier.
Elle peut en produire une version propre, lisse, inodore, qui ressemble à de l’écriture humaine de la même façon qu’un tableau imprimé ressemble à une peinture originale, de loin, ça se confond, mais dès qu’on s’approche, il manque quelque chose qu’on ne sait pas nommer mais qu’on sent immédiatement.
Ce quelque chose, c’est le vécu. C’est l’humour qui vient d’une vraie situation embarrassante que vous avez vécue et que vous avez décidé de raconter au lieu de cacher. C’est l’opinion tranchée que vous avez parce que vous avez essayé des choses, que certaines ont marché et d’autres pas, et que vous en avez tiré des conclusions qui vous appartiennent. C’est la confiance que vous avez construite email après email, article après article, auprès de gens qui ont appris à vous lire et à reconnaître votre voix parmi des dizaines d’autres.
L’émotion.
Quand on parle de vente, de vendre à des inconnus, l’émotion est à la base. Un texte sans émotions n’est qu’une moto sans carburant.
Parce que l’IA n’a pas de sentiments.
Elle ne peut pas pleurer.
Elle ne peut pas s’énerver.
Elle ne peut pas rire.
Elle ne connaît pas ce qu’il faut pour déclencher une émotion (peur, tristesse, colère, joie) chez un humain.
Ça, ChatGPT, Claude, Gemini et les autres ne peuvent pas le produire avec un prompt. Personne ne peut le produire avec un prompt.
Et c’est précisément pour ça que les rédacteurs qui ont une vraie voix, une vraie personnalité, un vrai point de vue sur leur métier et sur le monde, ne risquent absolument rien face à l’IA. Ce qu’ils font ne ressemble pas à ce que l’IA produit, et leurs lecteurs le savent.
Le truc c’est que…
Voici la question que vous devez vous poser.
Si vous êtes rédacteur et que vous avez peur de l’IA, la peur vient probablement d’un endroit honnête, vous sentez que votre écriture pourrait être remplacée parce qu’elle n’a pas encore cette couche de personnalité, de vécu et d’opinion qui la rend irremplaçable, ou peut-être vous ne savez pas encore écrire avec vos propres mots.
Et la bonne nouvelle, c’est que ça se construit. Et vous n’allez jamais maîtriser ça si vous vous contentez d’apprendre les formules comme AIDA, PAS, que les gourous racontent. En écrivant plus, en osant plus, en arrêtant de polir vos textes jusqu’à ce qu’ils ressemblent à quelque chose qu’un algorithme aurait pu produire.
Le copywriter qui a quelque chose à dire, une façon unique de le dire, et le courage de l’assumer publiquement, n’a rien à craindre de l’IA. Il a juste à continuer à faire ce qu’il fait, pendant que tout le monde autour de lui s’affole.
Deux trucs importants…
Si vous gérez une marque e-commerce et que vous cherchez quelqu’un qui écrit avec une vraie personnalité et pas du contenu généré, c’est par ici.
Moi, je continue à écrire. Et si vous voulez comprendre comment construire cette voix et ce positionnement qui vous rendent indélogeable, c’est dans Les Sorts du Copywriter que ça se passe.
Donatien Sèmlinko
Le jeune sorcier des mots