Les solopreneurs ont besoin d’aide urgente avec leurs emails. Et ce n’est même pas moi qui le dis.

Les solopreneurs ont besoin d’aide urgente avec leurs emails. Et ce n’est même pas moi qui le dis.

Ce matin, j’ai eu envie, très flemmard, de ne pas écrire de post. Un esprit m’a dit de laisser passer.
_ « Tu te rattraperas demain. »
Un autre m’a chuchoté :
_ « Non Donatien. Tu n’as pas le droit de faire ça. On doit poster. »

Alors, j’ai ouvert ChatGPT et je lui ai posé une question très incroyablement bête. Vous avez l’intégralité de nos échanges ici, et désolé, mais vous n’imaginez pas à quel point même une IA finit par vous donner raison sur ce qui cloche chez les solopreneurs.

Et plus je la relis, plus je me dis qu’il y a quelque chose d’assez gênant là-dedans.

Parce que même une IA finit par mettre le doigt sur ce qui cloche chez beaucoup de solopreneurs avec leurs emails.

Moi : Selon toi, qu’est-ce qui manque aux solopreneurs pour bénéficier pleinement de l’email marketing ?

ChatGPT : À mon avis, surtout un vrai système. Beaucoup ont une liste, mais pas vraiment de stratégie derrière. Pas de vraie séquence de bienvenue, pas de nurturing, pas de relances, pas de segmentation (ChatGPT avec ses vilains jeux de PAS en tonne, trop ridicule parfois aussi).

Et surtout, pas de contenu pensé pour amener naturellement quelqu’un vers l’achat. Ils ont les contacts, ils ont parfois même une audience intéressante. Mais ils n’ont pas construit le pont entre l’audience et la vente.

Pour cette première réponse, je me suis dit : c’est exactement ça. Le problème de beaucoup de solopreneurs n’est pas qu’ils n’ont pas d’emails, ils ont des emails sans système derrière, ils ont peut-être récupéré 500, 1 000 ou 5 000 adresses, mais qu’est-ce qui se passe après l’inscription ?

Une personne s’inscrit, elle reçoit un email de bienvenue, et si Dieu est grand, un deuxième, puis probablement un troisième par miracle.

Et ensuite…

Tout devient silencieux comme le grand cimetière de mon village, rien ne se passe sauf les jours où les villageois vont déposer quelqu’un encore là. C’est justement un problème qui ressort dans les retours que nous avons étudiés : certains décrivent leurs leads comme arrivant dans leur séquence, recevant deux messages, puis étant littéralement « abandonnés ».

On poursuit notre échange avec l’enfoiré de ChatGPT…

Moi : Et est-ce qu’eux-mêmes sont conscients de ce qui leur manque ?

ChatGPT : Non. Pas vraiment. Ils sentent surtout que quelque chose ne fonctionne pas. Mais ils ne savent pas forcément que le problème vient de leur système email. Et ça, c’est peut-être le cœur du problème. Parce qu’on ne corrige pas quelque chose qu’on ne sait pas nommer.

Un solopreneur peut se dire :

  • « Mon audience n’est pas assez grande. »
  • « Mes abonnés ne sont pas intéressés. »
  • « L’email, ça ne marche plus comme avant. »
  • « Les gens préfèrent Instagram. »
  • « LinkedIn m’apporte plus de visibilité. »
  • « Peut-être que mon offre n’est pas assez bonne. »

Alors qu’en réalité, son problème peut être beaucoup plus simple : Il n’a jamais construit le chemin qui transforme quelqu’un qui le suit en quelqu’un qui lui fait confiance, puis en quelqu’un qui achète.

Moi : Et pourquoi certains bénéficient bien de l’email marketing alors que d’autres n’en tirent presque rien ?

ChatGPT : Parce que certains ont construit un vrai système de vente par email, alors que d’autres se contentent d’envoyer quelques mails puis disparaissent.

Voilà.

Rien de très spectaculaire mais c’est justement ce qui me plaît dans cette réponse. On passe beaucoup de temps à chercher le secret.

Le nouvel outil, le nouveau canal, le nouvel algorithme, la nouvelle IA, le nouveau hack, la nouvelle stratégie… Alors que parfois, la différence entre deux solopreneurs est simplement que l’un a construit son infrastructure de vente et l’autre non.

Moi : Tu crois que les solopreneurs peuvent vraiment utiliser l’email marketing ?

ChatGPT : Oui. Ils peuvent utiliser l’email pour nourrir leur audience, vendre, relancer et fidéliser, pas juste envoyer une newsletter.

Et justement, j’aime cette réponse de mon ami GPT, parce qu’un email peut faire beaucoup plus que dire : « Bonjour, voici notre nouvelle actualité. »

Un email est bien plus puissant qu’on ne l’imagine.

  • Il peut accueillir.
  • Il peut raconter.
  • Il peut éduquer.
  • Il peut répondre à une objection.
  • Il peut rappeler un problème que le prospect avait oublié.
  • Il peut montrer pourquoi une solution est pertinente.
  • Il peut réactiver quelqu’un qui vous avait oublié.
  • Il peut faire passer un utilisateur gratuit vers une offre payante.
  • Il peut même simplement maintenir une relation jusqu’au jour où la personne sera prête à acheter. Et une tonne d’autres de IL PEUT.

Et certains solopreneurs recherchent exactement cela, nous ne parlons pas ici d’une newsletter de plus. Ils veulent que leur site, leur blog et leurs emails forment enfin un système cohérent qui éduque, rassure et convertisse pendant qu’ils travaillent sur leur produit.

Alors pourquoi préfèrent-ils l’IA ? C’est là que ma conversation devient plus intéressante avec mon ami ChatGPT.

Moi : Si ces solopreneurs savent que quelque chose ne va pas, pourquoi n’aiment-ils pas investir dans la rédaction de leurs emails ? Et pourquoi préfèrent-ils l’IA à un humain ?

ChatGPT : Parce que « quelque chose ne va pas » ne veut pas forcément dire « je dois payer quelqu’un ». Et je pense que c’est une distinction fondamentale.

Imaginez-vous à leur place. Vous avez un SaaS à développer, une offre à améliorer, des clients à servir, du contenu à produire, des factures, des rendez-vous, des réseaux sociaux. Et vous devez maintenant dépenser plusieurs centaines d’euros pour quelqu’un qui va « écrire des emails ».

En face, vous avez une IA, vous tapez une instruction. Elle vous donne dix emails automatiquement. Et ça, sans rendez-vous, sans devis, sans engagement, sans attendre lundi matin. Forcément, la tentation est énorme.

« Je peux essayer l’IA d’abord. Si ça marche, j’économise. »

Et je ne leur en veux même pas, parce que leur problème n’est pas seulement le prix, c’est aussi le risque. Ils ont peur de payer quelqu’un qui ne comprendra jamais leur produit, leur histoire, leur façon de parler, leur audience, leur « vibe ».

Et cette peur existe réellement dans les retours que nous avons étudiés : certains veulent déléguer, mais craignent de perdre leur voix ; d’autres disent explicitement vouloir un « copilote de plume », pas un exécutant. Alors l’IA semble rassurante. Elle ne juge pas, elle ne demande pas 40 questions, elle ne coûte presque rien. Et surtout : elle donne l’impression qu’on peut garder le contrôle.

Et c’est là aussi que je vais ajouter quelque chose avec mon peu d’expérience. Vous pensez que l’IA vous fera quelque chose de très sérieux quand elle ne prend pas le temps de vous poser des questions ?

Vous pensez que l’humain vous pose des questions juste pour vous poser des questions ? Parce que si on suit le raisonnement de ChatGPT, c’est que les humains soulent avec des questions avant de commencer le travail, par contre, l’IA ne pose pas de questions avant de travailler. Alors comment voulez-vous que l’IA comprenne vos ambitions, ce que vous voulez, vos objections et elle-même ses objections ? Je vous laisse ces questions sans réponse et on continue.

Mais il y a un problème.


L’IA réduit énormément le coût de produire un texte. Elle ne supprime pas le coût de savoir quoi dire, et ça, c’est une différence énorme parce que pour écrire un bon email, il ne suffit pas de demander :
« Écris-moi un email de vente pour mon SaaS. »

Bien évidemment qu’un docteur en médecine ne peut pas vous placer des piqûres sans savoir de quoi vous souffrez, c’est la même chose en rédaction aussi.

Il faut savoir :

Qui est la personne ?
Que veut-elle réellement ?
Qu’est-ce qui la bloque ?
Qu’a-t-elle déjà essayé ?
Qu’est-ce qu’elle croit à propos du problème ?
Pourquoi ne passe-t-elle pas à l’achat ?
Quelle objection doit-on traiter ?
Quelle histoire peut lui faire voir le problème différemment ?
Qu’est-ce qu’on doit dire maintenant ?
Qu’est-ce qu’elle traverse actuellement ?
N’y a-t-il pas des gens qui ont déjà traversé et d’autres qui continuent de traverser la même situation qu’elle ?
Et surtout : qu’est-ce qu’on ne doit surtout pas dire ?

L’IA peut vous aider sur une énorme partie de ce travail. Mais quelqu’un doit savoir quoi lui demander, quoi garder, quoi jeter et pourquoi. Sinon, vous allez juste produire plus rapidement quelque chose de moyen ou de très médiocre.

Et c’est peut-être pour ça que certains pensent que l’email marketing est mort. Alors je pose cette question à ChatGPT.

Moi : Pourquoi certains solopreneurs disent-ils que l’email marketing est mort ?

ChatGPT : Parce qu’ils confondent souvent « l’email marche moins bien pour moi » avec « l’email est mort ».

J’aime incroyablement cette affirmation de ChatGPT.

Regardez le scénario. Un solopreneur lance son produit, il crée une liste, il envoie un email de bienvenue.

Puis une newsletter de temps en temps, puis un email de vente lorsqu’il a besoin de chiffre d’affaires.

Et ça ne marche pas.

Alors il conclut : « L’e-mail, ça ne marche plus. »
Mais peut-être que l’email n’a jamais eu l’occasion de fonctionner.

Voici quelques exemples très précis que j’ai trouvés dans mes recherches : emails d’onboarding transformés en simples listes de fonctionnalités, séquences de conversion qui font ouvrir et lire mais pas cliquer, utilisateurs gratuits satisfaits mais qui ne passent jamais au payant.

Ce n’est pas forcément un problème de canal, probablement un problème de message, de séquence, de timing ou de stratégie. Et le plus inquiétant n’est même pas là.

Moi : Quelle est leur plus grande peur, surtout lorsqu’ils arrivent à la fin de l’année ? Parce que justement nous sommes en octobre là.

ChatGPT : Ne pas finir l’année avec une audience qu’ils ont construite sans réussir à vraiment la monétiser.

Euh, je déteste cette réponse… non, en fait, je l’adore.

Parce qu’au fond, c’est peut-être la peur silencieuse de beaucoup de solopreneurs. Ils ont passé l’année à publier, à développer, à lancer des trucs, peut-être avec des échecs, à répondre, à essayer…

Ils ont gagné des abonnés, quelques dizaines ou centaines de vues et aussi des contacts, peut-être même une petite communauté sur WhatsApp.

Mais au moment de regarder derrière eux, ils se demandent : « Et tout ça m’a rapporté combien ? »

Et surtout : « Est-ce que je peux encore arrêter de travailler pendant une semaine sans que mes ventes disparaissent ? »

C’est une question autrement plus importante que : « Combien d’abonnés ai-je gagné cette année ? »

Alors comment voudraient-ils être aidés ?

Moi : S’ils avaient l’occasion de travailler avec quelqu’un comme moi, qu’attendraient-ils vraiment ?

ChatGPT : Ils voudraient surtout te confier le problème de bout en bout.

Pas simplement : « Écris-moi cinq emails. »

Mais : comprendre leur audience, comprendre le produit, comprendre le parcours client, structurer la séquence, écrire les emails, mettre en place les automatisations et leur laisser simplement valider. En gros : ils veulent un copilote, pas un exécutant.

Et cette distinction est importante, parce que si ma seule valeur consiste à écrire 10 emails un peu mieux que ChatGPT, alors je suis facilement remplaçable, en fait, très vite on peut me remplacer (mais et mes factures ? haha).

Mais si j’arrive avec vous à comprendre pourquoi vos emails ne convertissent pas, puis à construire le système derrière, le métier devient complètement différent et il sera très difficile pour une IA de le faire.

Et cette question pour clôturer cet échange !!!

Moi : Qu’est-ce que tu dirais à quelqu’un qui se reconnaît dans toute cette conversation ?

ChatGPT : je lui dirais : Tu n’as probablement pas besoin de plus d’audience.

Tu as besoin de mieux exploiter celle que tu as déjà et Donatien peut t’aider à construire ce pont : pas simplement écrire quelques emails, mais comprendre ton audience, structurer ton système de vente et créer les emails qui font avancer quelqu’un de « je te connais » à « je veux acheter ».

Mais ne le choisis pas parce qu’il promet des miracles.
Choisis-le s’il te montre qu’il comprend ton business, ton audience et pourquoi tes emails actuels ne convertissent pas.

Et honnêtement ? Je suis d’accord avec elle.

Oh, je ne suis pas d’accord parce que ChatGPT aurait soudainement découvert la vérité absolue sur mon métier, évidemment, cette conversation met quelque chose en évidence.

Vous n’avez peut-être pas un problème d’email.
Vous avez peut-être un problème de système.

Vous avez peut-être déjà l’audience, déjà les prospects, déjà les utilisateurs, déjà les clients, déjà suffisamment de personnes qui vous connaissent.
Mais vous les laissez avancer seuls.

Vous les faites entrer, ensuite vous disparaissez.
Vous leur présentez votre produit puis vous disparaissez.

Vous leur envoyez une promotion et par la suite vous disparaissez.
Et quelques mois plus tard, vous recommencez à chercher de nouvelles personnes.

Alors qu’une partie du travail pourrait simplement consister à mieux travailler les personnes que vous avez déjà acquises. Et je ne suis pas en train de vous dire de jeter l’IA.

Au contraire, utilisez-la.

Je l’utilise moi-même (la preuve, grâce à elle je viens de rédiger cet article avec notre échange).

Faites-lui trouver des angles, demandez-lui des variantes, utilisez-la pour faire des recherches, pour résumer, pour corriger, pour accélérer certaines tâches.
Mais ne lui donnez pas votre jugement, ne lui donnez pas votre compréhension du client, ne lui donnez pas votre stratégie.

Et surtout, ne lui dites pas simplement : « J’ai un produit. Écris-moi des emails qui vendent. »

Parce que si vous ne savez pas pourquoi l’email devrait fonctionner, vous ne saurez même pas si ce qu’elle vous a donné est bon.

Et si vous vous reconnaissez ?
Peut-être que vous avez une liste.
Peut-être qu’elle dort.
Peut-être que vos utilisateurs reçoivent un email de bienvenue puis plus grand-chose.
Peut-être que vous envoyez encore vos emails à la main.
Peut-être que vous avez essayé ChatGPT.
Peut-être que vous avez même conclu que « l’email ne fonctionne plus ».
Peut-être que votre problème n’est pas votre audience.
Peut-être que votre problème est simplement que personne n’a encore construit le pont entre cette audience et votre offre.

C’est exactement là que je veux travailler.

Je viens pas comme celui qui veut vous vendre « 5 emails », je serai là comme celui qui cherche d’abord à comprendre : où sont vos prospects, où ils bloquent, pourquoi ils n’achètent pas et ce que votre système email devrait faire pour les faire avancer.

Je ne vais pas vous promettre que l’email transformera miraculeusement votre business. Je ne peux pas vous garantir vos résultats, mais je peux vous aider à regarder votre système actuel et à voir ce qui manque.

Et peut-être qu’à la fin de cette analyse, vous découvrirez quelque chose d’assez incroyable : vous n’aviez pas besoin de plus de personnes, par contre, vous aviez besoin de mieux parler à celles qui étaient déjà là.

Défiler vers le haut